Le CAF demande au Parlement et au Premier Ministre de tirer les conséquences du déclassement du loup.
Face à l’hécatombe causée par le loup dans les élevages (11 445 victimes dénombrées au 31 octobre 2025) et aux annonces gouvernementales sur le quota de tirs déconnectées de la réalité, les professionnels du CAF « loup » ont réagi avec fermeté. Reçus mardi matin par le cabinet du Premier Ministre, ils ont exigé un arbitrage fort visant à supprimer le seuil annuel de prélèvements, tout en insistant sur l’importance d’autoriser l’usage des lunettes de tirs à visée thermique pour alléger le quotidien des éleveurs.
En parallèle, le CAF a plaidé pour des mutations d’ampleur dans le champ législatif sur ce dossier. Dans cette optique, les élus ont été reçus mercredi par le député des Ardennes Jean-Luc Warsmann, très sensible au sujet. Cette rencontre a donné lieu à l’élaboration d’une proposition de loi travaillée conjointement avec le député et les élus, visant à garantir le respect de la dignité des éleveurs et la sauvegarde du pastoralisme face aux prédateurs.
Alors que les lignes bougent dans de nombreux Etats (Suisse, Allemagne, Suède, Finlande …), il est inacceptable que la France, qui compte parmi les pays qui enregistrent le plus haut niveau de dégâts, n’intervienne pas davantage pour défendre ses éleveurs.
Nous restons mobilisés pour que le déclassement se traduise au plus vite par des moyens de défense accrus