Cinq moutons ont été retrouvés morts, un a disparu, à la suite d’une attaque d’un ou plusieurs prédateurs. Il pourrait s’agir de loups.V.PValérie PalaCRÉÉ LE 30 janvier 2026 • 20:50MIS À JOUR LE 30 janvier 2026 • 20:50Marjorie Pouchoy dans sa ferme, avec en arrière-plan à gauche, l’unique mouton rescapé. Photo V. P.Marjorie Pouchoy dans sa ferme, avec en arrière-plan à gauche, l’unique mouton rescapé. Photo V. P.Photo V. P.C’est à un kilomètre environ du centre-ville de la Moutonne, que la ferme des Banons a été victime d’une attaque d’un ou plusieurs prédateurs, dans la nuit de samedi à dimanche dernier. « Le dossier est en cours de traitement par la DDTM » (1), indique la préfecture du Var, qui ne confirme pas s’il s’agit de loups.Marjorie Pouchoy, apicultrice passionnée par les animaux (pas que par les abeilles !) a décidé il y a deux ans et demi de faire partager gratuitement son univers au public, qui peut venir voir depuis la route ses animaux de loisirs évoluant dans de grands enclos. Cochons d’Inde, lapins, cochon, chèvres, poule ou encore moutons ont un nom et des petits panneaux racontent leur vie.Il y a aussi un espace pédagogique avec une ruche vitrée, des jeux, panneaux éducatifs, et du miel, de la crème de marrons, sirop et autres produits naturels et locaux exposés à l’extérieur en libre-service. Ceux qui veulent acheter versent leur monnaie dans un tronc d’arbre. Un système unique en son genre, basé sur la confiance, sur ce site ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Cinq des sept moutons de race protégée tués et un disparuMalheureusement, au grand dam des familles qui s’arrêtent sans arrêt, avec pain et nourriture pour les animaux, depuis dimanche, il ne reste qu’un seul des sept moutons, des moutons d’Ouessant, -une race protégée-, qui paissaient jusque-là paisiblement dans les champs. « Cinq animaux ont été tués sur place, un autre a disparu », a découvert Marjorie Pouchoy, chez elle, dimanche. Après le constat d’un agent de la police de l’environnement de l’OFB (Office français de la biodiversité) compétent en la matière, les restes d’animaux qui avaient été retirés du terrain n’ont pas eu le temps d’être évacués : ils ont tous disparu le lendemain, après une seconde visite nocturne du ou des prédateurs.« Les gens qui passent ici ont vu les naissances, c’est éprouvant », témoigne la jeune femme, qui a dû constituer un dossier de dommages, et a « une forte suspicion qu’il puisse s’agir du loup, par rapport au mode opératoire », même si cela reste encore une hypothèse. « C’est vrai que cela fait un peu peur. On a eu peur pour notre chien de garde, qui a sûrement aboyé. Cela aurait pu être plus grave que ça.. On pense aux autres animaux que l’on n’a pas l’habitude de rentrer, sauf les poules… On va reprendre des moutons sûrement, mais on sera obligés de prendre un abri fermé la nuit ».« Les gens sont choqués »Juste à côté de nombreuses habitations et commerces, « les gens sont choqués. Ils disent qu’ils ne pensaient pas qu’il y avait des attaques ici », rapporte-t-elle.Si cela devait être confirmé, il est cependant important de préciser, qu’ « il est très peu probable » que les loups s’attaquent à l’homme, explique Nicolas Jean, expert du loup à l’Office français de la biodiversité. « Depuis 30 ans qu’il est revenu en France, on n’a pas à déplorer d’attaque ou de tentative d’attaque sur les êtres humains », précise l’expert.1. Direction départementale des territoires et de la mer.Le journalLe journalnewspaperNotre dernière vidéoLe dessinateur Faro invité du nouveau numéro de Gym TonicNice Sports divider icon nice matin Publié le 30 janvier 2026Publicitésur le même thème: AnimauxUne vingtaine d’arrêtés autorisant l’abattage de loups dans les Alpes-Maritimes ont été annulés depuis un an.